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Alex

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Etudiant en sciences politiques, occupant un emploi à temps partiel et profite du peu de temps pour pratiquer plusieurs plaisirs de la vie.

Scipsy en parle

Débats, Enjeux, Opinions, Politiques, Psychologie, Sociologie, Philosophie, et bien plus!
7/4/2007

Référendum 1980, partie 2/6 (Histoire)

Deuxième partie de six.

C.          Pierre Elliott Trudeau

          Un des plus grands politiciens québécois de la deuxième moitié du XXe siècle. Membre dela haute société montréalaise, il a étudié en droit à Havard et en économie au "School of Economics"(Londres). Il fit de nombreux voyages à travers le monde (Moyen-Orient, Chine, Inde et URSS).

          Conseiller juridique, dans ses temps libre il combattait des causes juridiques. Il appuya aussisoutient aux grévistes d'Asbestos et il contribua à la fondation d'une revue contestataire duDuplessisme, en 1949. Il se joint au Parti libéral fédéral en 1965 et il fut nommé ministre dela Justice en 1967. Il devient Premier Ministre en 1968, successeur de Pearson, jusqu'en 1984.Père de la Charte des droits et libertés individuelles (1982) et fier de l'être, il redéfinitla fonction de chef d'État et il appliquera sa vision du multiculturalisme canadien en oppositionau nationalisme souverainiste québécois. Il jouera un rôle déterminant aux résultats du premierréférendum québécois pour la souveraineté :

« [Pierre Elliott Trudeau] propose plutôt une réforme globale du partage des pouvoirs, afind’éviter que ne s’instaure un fédéralisme asymétrique, où le Québec bénéficierait de pouvoirsdifférents de ceux des autres provinces. »6

          Cette vision enchantera plusieurs fédéralistes et elle nuira aussi aux séparatistes.C’est par cette déclaration que l’on commença à dire : « Un Non équivaut à un Oui, on met nossièges en jeu là-dessus. »7

II.          L'ÉCHEC DU RÉFÉRENDUM DE 1980

A.          La question référendaire

          La constitution canadienne de 1970 ébranla le but ultime du PQ, car elle introduit uneloi référendaire. Les péquistes attendirent les élections fédérale de mai 1979 en souhaitant queles Conservateurs (Joe Clark) s'empare du pouvoir, puisqu'il avait dit ne pas intervenir sur ledébat référendaire. Ce fut le cas, mais le PLC reprit le pouvoir en février 1980 suite à une élection anticipée. Ces derniers n'hésiteraient pas à soutenir le camp du Non.

          Lors de la rédaction du livre blanc, un problème surgit : le parti est mis à l'écartdans son élaboration. Ce sera confié à Claude Morin et quelques légistes du gouvernement. Cecicausera quelques querelles au sein du Parti. Dans ce livre blanc, on fait mention de réaliserla souveraineté, alors que la question dit vouloir négocier la souveraineté. Une autre faiblessequi sera exploité par le camp du Non.

« Le gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d'en arriver, avec le reste du Canada,à une nouvelle entente fondée sur le principe de l'égalité des peuples. Cette entente permettraitau Québec d'acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et d'établirses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec lereste du Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie. Aucunchangement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l'accord dela population lors d'un autre référendum. En conséquence, accordez-vous au gouvernement du Québecle mandat de négocier l'entente proposée entre le Québec et le Canada? »8

          La question est ambiguë : elle est beaucoup trop longue et très complexe. Les intentionspremières du gouvernement sont floues. Ce sera exploité à fond par le camp du Non lors de leur campagne de peur. De plus, son ébauche sera pénible.

          Le débat commença le jour où l'on apprit que le référendum se tiendra le 20 mai 1980.À cette date, le PQ est solide et dynamique. Le camp du Oui aura le déçu jusqu'au jour où lePLQ fera appel aux 74 députés québécois fédéraux du Parti libéral et à leur chef. Le PLQentreprit une campagne de la peur. D'abord, Trudeau mentionna qu’il n’avait nullement l'intention de négocier avec le Québec, même si les québécois votaient Oui en majorité. En fin de campagne, il vanta la beauté, les richesses et les possibilités qu'offre le Canada.


6 LAPORTE, Gilles et Luc LEFEBVRE, op. cit., p. 284.

7 TRUDEAU, Pierre, cité par : Martine TREMBLAY, Derrière les portes closes, Montréal, Québec Amérique, 2006, p. 239.

8 LAPORTE, Gilles et Luc LEFEBVRE, op. cit., p. 286-287.


À suivre...
Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

6/4/2007

Référendum 1980, partie 1/6 (Histoire)

Première partie de six.

INTRODUCTION

         Le 15 novembre 1976, le Parti Québécois remporte l’élection provinciale, avec la priorité de soumettre par voie référendaire l’option souverainiste. C’est pour honorer cette promesse que le premier ministre du Parti Québécois, c’est-à-dire René

         Lévesque qui fut élu dans le comté de Taillon, lancera le premier référendum en vue d’une souveraineté pour le Québec, le 20 mai 1980.

         Les résultats de ce référendum furent désastreux pour l’ambitieux Parti. La souveraineté fut rejetée à majorité. C’est suite à ce résultat que la phrase « À la prochaine fois! »1 deviendra célèbre. Or, la défaite du mouvement souverainiste suite à la victoire de l’élection reste un mystère.

         La défaite du Parti Québécois au référendum de 1980 est étroitement liée au fait que la question référendaire manquait de clarté. Il est aussi impossible de nier que la campagne menée par le mouvement fédéraliste a aussi influencée les résultats.

I.         CONTEXTE HISTORIQUE

A.          Le Parti québécois

« L’arrivée de l’enfant a été dure pour la mère. Enfin, il est là, bien portant, vigoureux, déjà il rue et il crie… tu es chez toi, vis, goûte, savoure et chante. Bon voyage à toi et à ta descendance. »2

         Le Parti québécois voit le jour en 1967, lorsque René Lévesque voit son projet de souveraineté-association rejeté par son parti et qu’il se fit expulsé de son parti, qui à l’époque était le Parti libéral. C’est alors qu’il s’allie au Ralliement National, parti souverainiste des années 1960. Le PQ est un parti très animé. On y retrouve différents types d’interprétations du mouvement souverainiste. Deux en ressortent3 : l’aile parlementaire, qui veut former le bon gouvernement et dont l’indépendance se veut qu’après consultation populaire, et les militants de base, qui veulent concentrer 100% de leur énergie au projet de l’indépendance.

         Le PQ remporta les élections pour la première fois le 15 novembre 1976 et Lévesque s’exclama : « Je n’ai jamais été aussi fier d’être Québécois! »4 . Le PQ avait mené une bonne campagne ; il joue le rôle du bon gouvernement, il a renoncé à faire l’indépendance sans consultation populaire et le PQ rappelle aussi la Révolution tranquile. Brièvement, le rôle de l’État se redéfinissait au Québec : il y avait émergence de l’État-providance. Alors, ce dernier se démarquait du reste du Canada, ce qui favorisera le PQ avec leur idée de faire la souveraineté.

B.          René Lévesque

         Gaspésien, éveillé à la question nationale par les pères jésuites du Collège de Gaspé, Il quitte ses études en droits pour se joindre au service de l'information de l'armée américaine en 1943. Il suivra les déplacements de l'armée en Allemagne et il sera un des premiers journalistes à visiter un camp de concentration. En 1946, il devient journaliste pour Radio-Canada, mais il laissera ce métier pour animer "Point de mire", où il démontera ses talents de communicateur de 1956 à la grève des réalisateurs de 1959.

        En 1960, il se lance en politique et devient ministre des Richesses naturelles du PLQ avec une forte volonté de réforme. Il sera le pionnier de la nationalisation des ressources hydroélectriques et le Québec anglophone le perçoit de plus en plus comme un dangereux socialiste.

         En 1967, il se fera expulsé du parti comme nous l’avons vu ci-haut. Battu aux élections de 1970 et 1973, mais il persiste. Le « roi René »5  aux reines du PQ aura le pouvoir de 1976 à 1985 et il appliquera de nombreuses réformes d'importance comparable à celles des Libéraux de Jean Lesage. Il sera le personnage – de loin – le plus important de la campagne référendum et du référendum de 1980. Le 1ier novembre 1987, René Lévesque meurt à 65 ans d'un infarctus.


1 LÉVESQUE, René, le soir du 20 mai 1980 et de sa défaite au référendum, cité par : Pierre GODIN, René Lévesque : L’espoir et le chagrin, Montréal, Boréal, Tome III, 2001, p 559.

2 LECLERC, Félix, le 15 novembre 1976, jour de la victoire du PQ, cité par : Pierre GODIN, op. cit., p. 8.

3 LAPORTE, Gilles et Luc LEFEBVRE, Fondements historiques du Québec, Montréal, Chenelière / McGraw-Hill, 2e édition, 2000, p. 282.

4 LÉVESQUE, René, lors de la soirée de sa nomination, cité par : Gilles LAPORTE et Luc LEFEBVRE, op. cit., p. 285.

5 PAYETTE, Lise, Des femmes d’honneur, Montréal, Libre Expression, 1999, p. 64.


À suivre...
Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

3/29/2007

Éthique et Politique, partie VI & VII (Philosophie)

...suite de : Étique et politique, partie IV & V.

6. L’ethnocentrisme

          Comme c’est un sujet grandement abordé par nos cours de sociologie, j’ai peu appris de cet exposé. De plus, le sujet de l’exposé touchait beaucoup de points vue lors de l’exposé sur les droits des immigrants et sur le nôtre : la discrimination positive. Selon moi, le port du voile n’est pas mal en soi, malgré cela il mène le pratiquant à sa propre stigmatisation et discrimination. Quant à l’accommodement raisonnable, je vous ai déjà fait part de mon opinion à ce sujet au premier point de ce journal. Cependant, je pourrais ajouter que l’accommodement raisonnable est une forme de discrimination positive. Et vous connaissez déjà mon point de vue sur les discriminations positives appliquées dans la société d’aujourd’hui. Ensuite, je trouve ridicule l’autorisation du port du Kirpan en milieu scolaire et même n’importe quel milieu public. Premièrement, parce qu’ils ont fait légitime le port d’un arme blanche. Deuxièmement, car l’école est une institution de l’État québécois, et nous sommes dans un État laïc. L’histoire du YMCA nous prouve bel et bien que les Juifs hassidiques dépassent l’accommodement raisonnable. Toutefois, ces Juifs hassidiques sont plutôt intelligents, car ils n’ont pas utilisé la sphère publique pour régler leur problème. Ils ont simplement acheté leur cible. Et que dire de Mme. Wong…? Bref, on commence vraiment à abuser de la bonne foi des Québécois, mais le pire c’est le paradoxe d’un gouvernement laïc qui reconnaît les religions.

7. Pilules Miracles

          Ici, nous sommes en présence d’un enjeu majeur et d’actualité : la médicalisation sociale. D’abord, une des choses les plus bouleversantes de cette histoire, c’est la mise en marché d’un médicament, tout en étant conscient de ses effets secondaires pervers.
          Or, il est vrai qu’aujourd’hui, nous disposons d’une pilule pour chaque problème. Que ce soit un problème physiologique ou psychologique, il y aura toujours une pilule miracle. La médicalisation se voit comme une nouvelle approche de sécurisation de la société. Par ce fait, la médicalisation profite désormais d’un certain contrôle social sous diverses formes, comme la justification de problèmes pas nécessairement biologiques, par le biais d’une définition médicale ou par la surveillance d’un quelconque processus naturel, par exemple : la grossesse et l’accouchement. Les changements amènent donc un nouveau modèle culturel qui est chargé de nouvelles normes et de valeurs, provoquant ainsi un sentiment d’anomie qui pousse la société à se réorienter vers de nouvelles croyances : la supervision de la médecine dans la vie de tous les jours.
          De plus, les deux étudiants qui ont présenté cet enjeu ont soulevé quelques points intéressants. Tout d’abord, il est vrai qu’avec l’engorgement des salles d’urgences, les médecins ne prennent plus et n’ont plus le temps de bien diagnostiquer leurs patients. Par contre, nous pourrions aussi dire que les patients eux-mêmes n’ont pas la patience de se faire diagnostiquer. En bout de ligne, tous sont servis, l’« im-patient » n’encombre pas trop longtemps le médecin et l’urgence et il quitte avec une réponse à son « bobo ». Une réponse, voilà ce qu’il cherchait. Puisqu’il n’a plus de point de repère pour s’expliquer la vie (tel qu’autrefois par la religion). Il y a aussi un manque de responsabilité du patient trop paresseux pour lire les mises en garde, car il est vrai que la majorité des dépliants fournis avec les médicaments affichent les effets secondaires. Quoique ceux qui fabriquent ces médicaments ne devraient simplement pas mettre en marché des médicaments aussi néfastes. Nous pourrions aussi dire que plusieurs abusent du système de la santé et profite du moindre signe de faiblesse pour consulter, alors que ce n’est pas nécessaire, mais cet argument, on le connaît.

Conclusion

          En somme, et aussi en guise de conclusion à ce journal, c’est un cercle vicieux : un citoyen impatient, irresponsable, paresseux et surtout dépolitisé vote à l’aveuglette pour un député qui est supposé le représenter, et même s’il votait en connaissance de cause, la discipline de parti le forcerait à mettre l’opinion de sa circonscription en veilleuse, pour qu’ensuite, un gouvernement, qui contrôle la totalité des pouvoirs (exécutif, législatif et juridique) lorsqu’il est majoritaire, prenne place pour gérer un système mal foutu, entre autres par des lois bâillonnées par une bande d’opportunistes qui bénéficient encore aujourd’hui de la majorité, c’est-à-dire les « baby boomers ». Heureusement, une génération un peu mieux éduquée, au moins une chose que les « boomers » auront réussis partiellement, les succédera et j’espère que nous verrons les choses s’améliorer : quitter ces idéaux de libéraux individualistes, au profit du bien-être collectif mit en place intelligemment, avec une vision à long terme contrairement à l’opportunisme de nos prédécesseurs sociaux-démocrates.

Fin.
Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

2/9/2007

Éthique et Politique, partie IV & V (Philosophie)

...suite de : Étique et politique, partie II & III.

4. La dépression

         Aujourd’hui, la performance a bien pris d’assaut la société. C’est, selon moi, une fois de plus la mentalité libérale qui ne cesse de nous empoisonner. L’individualisme et la performance de l’individu sont en train de brûler l’être humain par les deux bouts. D’abord, la société se dissous. Les relations interpersonnelles et sociales sont à un niveau si faible qu’on ne s’y retrouve plus. Nous ne sommes qu’un grain de sable sur une plage. Nous perdons nos repères. Nous ne savons plus qui nous sommes ni ce que nous faisons. Nous ne sommes qu’un pion sur l’échiquier. Chaque coup est crucial, ainsi que la stratégie que nous choisirons. Ensemble, nos coups et nos stratégies détermineront si nous sommes, ou pas, à la hauteur de poursuivre, ou si notre jour est venu.

5. Les droits d'auteur

         Aujourd’hui, il y a l’artiste. L’artiste qui crée. Pour créer, il doit se procurer du matériel. Tout dépendant du type d’art qu’il crée, le matériel sera plus ou moins dispendieux. D’où il jugera raisonnable de demander un prix à ceux qui veulent se procurer ou observer son art puisqu’il désire financer ses prochaines créations. Ensuite, il y a l’industrie de l’art. L’industrie de l’art gère à plus grand échel les créations de l’artiste, lorsque la demande est plus forte. Finalement, il y a le consommateur d’arts, qui désire se procurer ou observer l’art créé par l’artiste.

         Le paradoxe dans cette histoire, c’est que l’art pur n’est pas un produit ou un service de consommation. L’art impur, c’est l’art pour le bénéfice. Le problème n’est pas que les droits d’auteur se font bafouer, ce sont les pseudo-artistes qui ont voulu faire de l’art une industrie. Autrement dit, tant qu’un art ne sera pas accessible à tous, ce ne sera pas de l’art pur. Le principe fondamental de l’art, c’est de transmettre un message à la société. Ce message doit être accessible pour se transmettre.

         Un exemple concret : je suis musicien. J’avais débuté en 2002 une session au Collège pour devenir musicien. Je me suis vite désillusionné lorsque j’ai réalisé que c’était une industrie de requins, où je m’efforcerais de créer uniquement pour pouvoir passer le mois. C’est alors que j’ai réalisé ce qu’était la musique. Pour moi, c’est de l’art et pas un produit de consommation. Faire de la musique un métier, ce n’est plus faire de la musique en tant qu’art : c’est faire de la musique en tant que produit de consommation. Bref, je n’arrive pas à comprendre la véritable existence du débat sur les droits d’auteur. Est-ce un débat de bureaucrates qui n’ont pas les poches assez pleines?

À suivre...
Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

1/23/2007

Éthique et Politique, partie II & III (Philosophie)

...suite de : Étique et politique, partie I.

2. L’anorexie

            L’anorexie, il faut savoir qu’à la base, c’est une maladie psychiatrique. Souvent, les personnes qui en souffrent sont des personnes fragiles, qui ont dû traverser des épreuves, qui ont souffert de carences sociales, qui ont vécu des épreuves difficiles,… Je ne crois pas que la source du problème émerge des models, généralement féminin, proposés par les magasines de mode, de beauté,… Je connais très peu ce problème, et il m’intéresse peu. Je crois que c’est uniquement le fruit d’une société libérale un peu trop superficielle, car l’esthétique ne date pas d’hier : les premiers vestiges d’intérêt pour l’esthétique datent du Paléolithique (-2.5 m.a. à -12 000 ans).

3. Le jeu compulsif

            Selon moi, le jeu compulsif est un autre produit des idéaux libéraux. Le gouvernement joue très mal sont rôle lorsque l’on parle de loto ou de casino. Ces jeux (machines à sous, jeux de cartes, loto, etc.) ne sont pas nécessairement mauvais. C’est plutôt les moyens qu’utilisent les dirigeants de ces entreprises pour attirer et pour accrocher ses utilisateurs. Le groupe qui avait présenté ce sujet en classe a très bien réussi à nous démontrer le problème. Pour ma part, je trouve que c’est un manque de responsabilités majeur de la part de notre gouvernement que d’abuser de ces gens d’une telle façon. En ce qui concerne le jeu compulsif, l’appas du gain des libéraux a bien su ligoter le consommateur, l’entreprise et l’État. Une fois de plus, je me souviens à quel point les théories libérales peuvent être merveilleuses sur papier, mais qu’en réalité, elles sont tout autre.

À suivre...
Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

12/12/2006

Éthique et politique, partie I (Philosophie)

1. Les droits des immigrés au Québec

         Aujourd’hui, le juridique a pris en charge l’éthique. Nous n’en sommes plus aux débats, mais plutôt aux règlements de comptes. Les chartes et les lois sont devenues les véritables morales. Sachez d'abord que je ne suis aucunement raciste. J'ai plusieurs amis de différentes ethnies et ils ont un avis très similaire au mien. Donc, il est question des minorités à l'intérieur des minorités. Malheureusement, ce sont d'eux que nous entendons le plus fréquemment parler.

         Les chartes et les lois sont devenues les véritables morales. Les droits des immigrés au Québec ont été mis en place pour faciliter leur intégration dans la société. Cependant, de plus en plus, nous voyons ces lois accorder des privilèges irrationnels à ces derniers. La protection de la culture de la minorité prend place au sein des institutions, et c’est de cette manière que nous sommes en train de perdre nos propres droits. L’accommodement raisonnable devient irraisonnable...

         Depuis les années 60, nous sommes sous un État laïc et la pratique religieuse de tous et chacun a pris une forme plutôt privée. Par contre, lorsque l’on fait face à des accommodements raisonnables irraisonnables, tels que nous avons vu récemment, nous pouvons nous demander jusqu’où les cultures et religions des minorités pourront brimer la laïcité que notre société a dûment atteinte. En revendiquant leurs droits, certains immigrés tentent d’intégrer leurs pratiques religieuses à l’État, alors qu’elles ne devraient pas l’être. Ceci dit, ces minorités sont durement compréhensibles lorsqu’elles présentent de tels paradoxes : ces religions prônent des valeurs, telles que l’humanisme, la paix, le partage, l’amour, etc. Bref, je crois qu’à la base, une grave erreur fut commise lors de leur arrivée, et c’est le manque d’intégration, en plus du renfermement de celles-ci en mini société (ghettoïsation).

À suivre...
Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

12/8/2006

Dieu contre Darwin (Idéaux Sciences)

            Lundi le 20 novembre 2006, j'ai assisté à un débat entre deux conférenciers au Théâtre Lionel-Groulx. Chacun tentait de définir l'évolution humaine. J'étais avec deux amis : Daniel, étudiant en sociologie à l'UdeM, et son frère aîné Charles. Je n'ai jamais trouvé aussi long retourner à la maison. Dans la voiture, régnait le silence total. On avait rien à débattre. Pour nous, M. Thisdale, défendeur du créationnisme, démontrait de tout évidence la supercherie d'une culture religieuse qui tente de se faire passer pour une science à l'aide de la pseudo théorie du dessein intelligent. Celle-ci affirme que tout est création de l'intelligence de l'Homme et que l'Homme est la création de Dieu. De l'autre côté, nous sommes déçus que le biologiste de l'Université Laval s'en soit tenu qu'à des arguments à caractère biologique et de son grand manque d'éloquence.

            Premièrement, le créationnisme présenté de manière aussi simpliste laisse sous entendre que cette croyance adopte une argumentation aussi rudimentaire pour appuyer ses idéaux. Cependant, je doute que dans sa simplicité la plus extrême, elle ne soit capable de nous expliquer un simple raisonnement à l'aide du dessein intelligent : un plus un égal deux. Encore plus décevant, l'interlocuteur a omis de nous présenté sa théorie précisément. Il a uniquement argumenter contre l'évolutionisme.

            Ensuite, je trouve très décevant de la part d’un évolutionniste de se limiter qu'à la biologie pour représenter la science derrière l'évolution darwiniste. La théorie de l’évolution ne peu se justifier à l’aide d’une seule perspective scientifique, mais plutôt par l’ensemble de celles-ci. Bien que Darwin fût un père pour cette théorie, il est primordial de l’adapter aux connaissances scientifiques actuelles et d’y mettre à contribution toutes les sciences.

            En addition, par déduction logique et par le biais de l’anthropologie, il m’est possible de réfuter toutes thèses à caractère créationniste puisqu’elles se réfèrent à l’intelligence comme l’unique responsable de la vie sur Terre. Sachant aussi que le créationnisme découle de la création par Dieu, il m’est possible de détruire cet argument puisque toutes formes de représentations surnaturelles découlent de l’intelligence. En somme, l'intelligence crée Dieu, donc Dieu n'a pu être le créateur.

            Ceci dit, j’aimerais aussi vous faire part de l’évidence que la physique a sue nous léguer, et par ce fait même, encore une fois prouver l’invalidité du créationnisme : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. », aussi applicable à la chimie.

            Voici donc quelques arguments, bien qu’on pourrait en écrire des tonnes. Le plus décevant selon moi, c’est que le créationnisme tente de se faire passer pour une science alors qu’ils bafouent le principe de base d’un esprit scientifique : le doute systématique, puisque pour un créationniste, rien n'est incertain, car tout découle de l'intelligence de l'Homme et l'Homme est la création de Dieu. D’autant plus que je trouve décevant qu’en débat, lors de la présentation de ses idéaux, M. Thisdale a préféré attaquer ou essayer de détruire l’évolutionnisme, au lieu de démontrer sa propre théorie. Sur ce, je vous invite à partager avec moi, vos idées à ce sujet, car je sais qu’avec ce cours texte, je n’ai même pas dépoussiéré la surface du sujet.

Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

11/30/2006

Le régime parlementaire canadien (Politique)

J'ai souvent critiqué les États-Unis et leurs mesures, donc je vais argumenter un peu sur le Canada.

Travail effectué en collaboration avec M. Vincent Corriveau, Étudiant en Sciences Humaines au Collège Lionel-Groulx.



1. Le PM dans un régime parlementaire ressemble à un « monarque élu ».

            Dans le régime parlementaire canadien, on dit du premier ministre qu’il détient un pouvoir quasi-total, d’où lui vient son titre de « monarque élu ». En premier lieu, il y a collaboration entre les pouvoirs : l’exécutif, c’est-à-dire le premier ministre et ses ministres, nomment le sénat. Le sénat représentant presque la moitié du pouvoir législatif agit directement sur les décisions prisent au législatif. De plus, il nomme aussi les juges formant le pouvoir judiciaire. Outre cette défaillance lors de la mise en place des pouvoirs, il faut aussi tenir compte que l’exécutif est aussi issu du pouvoir législatif. Par conséquent, un gouvernement majoritaire, c’est-à-dire un gouvernement qui détient plus de la moitié des sièges à la chambre des communes, exerce, par le biais du pouvoir législatif, un pouvoir total ou presque sur la société, grâce à la discipline de parti, un sujet qui nous aborderons plus loin. Ainsi, des projets de loi sans débats avec la politique du baillon, des ministres impuissants puisqu’ils doivent se plier à l’idéologie de son parti (discipline de parti), une opposition qui joue un rôle de simples figurants,… face à ce sentiment d’impuissance, la société vie une sévère dépolitisation. Alors, pouvons-nous toujours affirmer vivre dans une démocratie saine?

2. Notre mode de scrutin pose certains problèmes de représentativité.

            Tout d’abord, l’article « Proportionnelle attention! »[1], par M. Dufour, souffre d’indolence aigue face à la réalité d’aujourd’hui et préfère adopter une vision fataliste, comme plusieurs pseudo nationalistes, face à la mise en place d’un mode de scrutin proportionnelle uniquement à des fins ethnocentriques (la peur que les anglais et les autres ethnies québécoises soient représentés à la chambre des communes). Il préfère s’en tenir à des croyances populaires non fondées et aussi les alimentées, tel que certaines chaînes télévisées le font. Alors que l’article de M. Guay : « Réforme suicidaire? »[2], qui nous propose plutôt une approche beaucoup plus systématique face à la réforme de notre régime politique si mal représenté. Cependant, ce dernier semble parfois se contredire légèrement lorsqu’il affiche prendre clairement pour un parti politique. En occurrence, ceci va à l’encontre d’un mode de scrutin qui représente mieux la société tel qu’il le suggère, car la discipline de parti empêche un député de défendre les intérêts réels de la société, mettant en valeur l’idéologie du parti.

            Ceci dit, nous croyons plutôt en un mode de scrutin proportionnelle, où le nombre de votes déterminerait le nombre de sièges détenus en chambre. Cependant, il n’est pas possible d’imaginer un tel mode sans faire une réforme. Cette réforme consisterait tout d’abord à mettre en place un double vote à plusieurs tours. Le premier vote élirait le conseil exécutif. Nous serions alors porté à voter pour un parti : une idéologie. Le second vote, résidant en seconde parti d’un bulletin de vote, serait mis en place uniquement pour élire un député. Il est important de dire que le chef de parti, élu par son parti, et ses ministres peuvent aussi se présenter en tant que députés. Pour qu’un parti ou qu’un député soit élu, il serait nécessaire qu’il y est une majorité de plus de la moitié des votes. Voilà où entre en jeu les tours. Ainsi, nous éliminons une partie du problème de collaboration entre les pouvoirs, par conséquent les citoyens profiteraient d’une meilleure représentation en chambre. Ensuite, notre réforme consiste aussi à éliminer le sénat, le vote secret pour éliminer la discipline de fer au sein des partis et la mise en place d’un pouvoir juridique élu par la société. Nous sommes bien conscient que cette réforme ne soit pas détaillée, mais notre but vise uniquement à démontrer les failles des méthodes actuelles, ainsi que la possibilité d’évoluer vers une meilleure démocratie. Une démocratie où le pouvoir sera véritablement pour le peuple et par le peuple.

3. La discipline de parti provoque un choc entre la liberté de penser et d’agir du député contre l’imposition d’une pensée propre au parti.

            Dans le système parlementaire canadien actuel, nous pouvons y observer des failles et des tours ‘légaux’ que les partis au pouvoir peuvent facilement utiliser pour faciliter l’adoption d’une loi nouvelle ou bien d’un budget nouveau. Premièrement, la discipline de parti. C’est une forme de contrôle exercé sur des députés élus par la population, pour les obliger à voter dans la même optique que leur parti respectif. Ce genre d’action vient brimer un des fondements de base de la démocratie. Pourtant, notre gouvernement se dit démocratique. Évidemment, si la chambre d’assemblée n’avait aucun parti, se serait la cohue. Chacun voterait selon ses valeurs et selon ce qui est bon et juste pour son comté. Par conséquent, nous serions en présence d’un gouvernement faible et fragile. Cependant, ne serait-ce pas mieux pour les électeurs d’être représentés par celui qu’ils ont élu ? « Le député devrait représenter son comté plutôt que son parti au sein de la population. »[3], a dit André Pratte. Pour résoudre ce problème, le gouvernement devrait proposer une loi stipulant que les individus seraient libres de voter pour le mieux de leur comté et non de leur parti, ce qui ne serait pas à l’avantage du pouvoir.

4. Le scandale des commandites a contribué au cynisme des citoyens canadiens et québécois envers le système politique.

            Suite à une victoire très serrée du « camp du non » lors du référendum pour la souveraineté québécoise, en 1995, au Québec, le parti au pouvoir, c’est-à-dire le parti libéral du Canada prit des mesures frauduleuses pour redorer l’image du Canada au Québec. Entre autre, le scandale des commandites, résultats des actions illégales menées par le gouvernement au pouvoir. Ce scandale prit une ampleur économique, mais aussi politique. Plus d’un million de dollars fut déversés des comptes du gouvernement pour financer le parti libéral. Ce détournement de fonds s’effectuait de plusieurs manières : l’emploi d’individus avec des salaires astronomiques et des contrats doublés à coût surréaliste pour Groupe Action Inc., pour ensuite y injecter d’énormes sommes d’argent (en dons) pour financer les campagnes du parti.

            En occurrence sur le plan politique, deux grands scandales ont été mis de l’avant. En premier lieu, le fait que le gouvernement au pouvoir prenne le choix d’imposer le fédéraliste avec l’argent du pays est tout à fait inacceptable. La publicité de la feuille d’érable se retrouva très vite partout au Canada. Ensuite, le deuxième scandale découle du fait que le parti au pouvoir offrait plus d’argent que les autres partis afin que leur image soit répandue partout, à l’aide de publicité. La visibilité du Canada au Québec augmenta en flèche à suite de ces actions. Cette arnaque mise à jour par la commission Gomery provoqua un véritable sentiment de lassitude à l’égard de ce parti, qui détenait depuis trop longtemps la tête du gouvernement.

Alexandre Chabot-B. et Vincent Corriveau,
Étudiants en sciences humaines,
Collège Lionel-Groulx.



[1] DUFOUR, Christian. « Proportionnelle attention ! », La Presse, 4 mars 2003, p. A11
[2] HERMANN GUAY, Jean. « Réforme suicidaire ? », La Presse, 6 mars 2003, p. A15
[3] PRATTE, André. « La discipline de fer des parties », La Presse, 11 décembre 1993, p. B7

10/17/2006

Le terrorisme et le 11 septembre 2001 (Politique)

Trois grandes causes des attentats du 11 septembre 2001.

            Lorsqu’à travers une même religion nous partageons différentes idéologies, les problèmes peuvent facilement surgir. La source de cette diversification ne date pas d’hier, mais de bien plus longtemps. Nous avons vu se succéder à des intervalles rapprochées trois idéologies : le Wahhabisme, le libéral et le « rigorisme ». Aujourd’hui, tous se côtoient, bien qu’ils aient différentes idées face à la façon de diviser les territoires du Moyen-Orient. Les libéraux s’affilieront avec l’État-Nation, aussi appelé « impies ». Quant au communisme, il sera avec le Panarabisme, qui prône un empire Arabe, et l’Umma, la communauté de croyants. Cependant, les dirigeants de ces territoires formeront des alliances à l’allure contradictoire, c’est-à-dire que les libéraux s’allieront avec les religieux au pouvoir et les communistes aux nationalistes laïcs. On peut donc y conclure que déjà - à la source - les conflits inter-musulmans divisent le Moyen-Orient en plusieurs clans. Or, on ne peut attribuer les attentas à une guerre intérieure. Nous devons tenir compte qu’il y a quelques années, les États-Unis sont allés alimenter un sentiment de confiance et de puissance à l’Umma, après leur avoir fournis les affectifs nécessaires pour vaincre l’U.R.S.S., qui tentait d’envahir l’Afghanistan. Parmis ces effectifs, la formation d’un moudjahidine (soldat). Celui-ci deviendra le leader du groupe terroriste Al-Qaïda, c’est-à-dire Oussama Ben Laden, fier partisan de l’Umma. Il se retournera contre les américains, lorsque ceux-ci s’impliqueront dans une guerre où ils ne sont pas concernés ; la guerre entre l’Irak de l’Umma et le Koweit des panarabistes. Quelques années après avoir lancé l’appel à la Jihad au nom de la religion, il déclara la fatwa ; une guerre contre les américains ayant pour but d’en tuer le plus.

Trois conséquences du 11 septembre 2001 pour l’Amérique et le monde.

            Tout d’abord, suite à l’attaque menée par Al-Qaïda, Bush déclara la guerre au terrorisme, et comme l’Afghanistan est un pays qui est dirigé par des Talibans, en plus d’abriter Al-Qaïda, ce sera sa première cible. Ensuite, la présence militaire en Irak, toujours sous prétexte d’une lutte contre le terrorisme, aura des répercutions nocives sur l’image internationale des États-Unis. De plus, elle enflammera d’autant plus la communauté musulmane. Par conséquent, Ben Laden verra son nombre d’adeptes monter considérablement vite. Pendant ce temps, Bagdad, la capitale de l’Irak est laissé à elle-même. Le chaos s’y installe dû au manque à la sécurité publique : « …, il est inutile d’appeler les pompiers ou les forces de l’ordre, personne ne viendra. Trop dangereux. »[1], et aussi causé par la guerre entre Sunnite et Chiite : « […] Et tuer froidement ceux qui n’appartiennent pas à la «bonne» confession. »[2]. Ceci dit, comme les États-Unis étaient en train de perdre la face au niveau international, et puisque les justifications des attaques engagés par les Américains semblent très nébuleuse, l’administration Bush joua futé en semant la terreur à l’intérieur du pays face aux menaces du terrorisme, pour ainsi mieux les contrôler et pour avoir leur appuie lorsqu’il s’agit de s’engager dans une guerre qui – soi disant – serait contre le terrorisme.

Trois accrocs à la démocratie exercés par l’administration Bush dans le film « Fahrenheit 9/11 ».

            En premier lieu, la première de tous : le vol du vote à l’aide de Fox News par l’entremise de son cousin et en irradiant plus de seize milles citoyens de couleurs des listes électorale dans le but de remporté les élections. Ceci atteint le principe même de la démocratie qui sous-entend que c’est le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple, mis en place par des institutions démocratiques et prônant des valeurs, tel que la liberté et l’égalité, gravement baffoué en ayant radié les citoyens de couleurs. Ensuite, la mise en place du « Patriot Act ». Ce dernier limite les droits et libertés acquis par la démocratie sous prétexte qu’il faut augmenter la sécurité du pays. Finalement, la censure d’un rapport d’enquête de 28 pages sur le 11 septembre et celle du dossier militaire concernant M. Bush, n’est-ce pas brimer les droits d’accès à l’information? Paradoxalement, les américains sont au Moyen-Orient pour y instaurer la Démocratie.

Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.



[1] PATRICE CLAUDE, Le Monde, « Les «émirats» de Bagdad » Le Devoir, Montréal, Qc, 10 juillet 2006, page A4.
[2] Ibid.
10/14/2006

Guantanamo Bay (Politique)

Dans le documentaire :  « Dans la geôle de Guantanamo », deux points de vue sont à l’œuvre : un premier qui défend le recours à Guantanamo pour la sécurité américaine, et un autre qui dénonce Guantanamo parce que jugé contre les droits fondamentaux de la personne.

            Commençons d’abord par des arguments qui défendent Guantanamo. À prime abord, les arguments « pro-Guantanamo » nous semblent tous relativement convenables ; si nous ne portons pas une attention particulière à certains mots. À titre d’exemple : lorsque les militaires affirment que la CICR avait un accès à la prison et aux prisonniers « relativement libre » (militaire). Il est évident que de telles procédures sont applicables aux yeux de l’Empire lorsque l’on a le « devoir de rendre le monde plus sûre » (militaire) et que notre devise est tenu par l’honneur de défendre. Selon Georges W. Bush c’est « nécessaire et juste » de mettre en « centre de détention » [prison] des « combattants ennemis » [prisonniers politiques] qui, supposément « menacent les Etats-Unis » (militaire)! Sommes-nous pas innocent jusqu’à preuve du contraire ? Y avait-il eu quelconque procès ? Ainsi, nos médias se sont rendus sur place, toutefois ils n’ont pu exposer les prisonniers aux médias, puisque c’est interdit par la convention de Genève. Ceci dit, le détenteur respectent-ils cette convention… et la Constitution ?

            Il a fallu interroger des personnes qui ont expérimentées Guantanamo. Premièrement, des ex-détenus se sont prononcés : aucun n’a omis de signifier aux médias à quel point leur liberté d’expression était passible de torture. Subséquemment, leurs droits de prisonniers de guerre manquaient déjà à l’appel (3e convention de Genève). Ensuite, leurs droits fondamentaux étaient aussi bafoués. Par exemple, des interrogations sans avocat et des conditions d’emprisonnement pénibles d’une durée indéfini. Des représentants de la Croix-Rouge nous laissent aussi savoir que dans certains cas, l’accès à certains prisonniers pouvait leur être interdit pendant plusieurs semaines. Pourquoi ? Simplement pour ne pas interférer avec leurs interrogatoires. Des interrogatoires aussi respectueuses, car ceux-ci se passaient sans avocats. Somme toute, « aucun résultat valable », nous dit un procureur de l’ONU. Toutefois, un politicien des Etats-Unis s’écriera fièrement que le résultat de ce lieu est bel et bien positif. La preuve : il n’y a pas eu d’autres attentats depuis… !

Le cas de Guantanamo Bay représente plusieurs failles en regard des principes et des institutions de la démocratie.

            Tout d’abord, la démocratie est le pouvoir par le peuple, pour le peuple qui propose des valeurs, comme : la liberté et l’égalité, par l’entremise d’institutions, tel que : la charte des droits et liberté. Le cas de Guantanamo Bay entrave plusieurs de ces caractéristiques. En guise d’exemple, les détenus de cette prison ont été emprisonnés sans accusations légitimes. Ils sont uniquement des civils, soupçonnés d’appartenir à al-Qaeda. Des procès arrangés qui ne respectent même pas les règles de bases de la démocratie, comme la justice, les droits constitutionnels et la convention de Genève. En effet, un tribunal militaire pour des civils, et même si ils étaient prisonniers de guerre, ces derniers auraient droit à un procès équitable et loyal (3e convention de Genève). De plus, la procédure actuelle ne permet pas aux accusés une révision judiciaire indépendante des verdicts (droit constitutionnel). Une seule personne peut trancher ; le président Bush, c’est-à-dire la même personne qui poursuit. En ce sens, nous pouvons déjà anticiper le verdict. Finalement, des conditions de vie qui nous remémorent les camps de concentration. Humiliation, harcèlement et interrogatoires anti-démocratiques qui ignorent à la fois la protection du droit international et américain.

Alexandre Chabot-B.,
Étudiant en sciences humaines; Comportements humains,
Collège Lionel-Groulx.

 
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